Leurs slogans ne sont pas moins violents. Leurs revendications, pas moins radicales. En tête de manifestation, le cortège scande pour un renversement de société. Nous sommes en avril 2018, date du dernier véritable Pink Bloc organisé à Lyon contre les réformes lancées par Emmanuel Macron. Depuis, la rage n’a pas faibli mais le Pink Bloc cherche sa voie.
Le Pink Bloc : contre le patriarcat, le capitalisme, le racisme et l’hétéronormativité
Ce qui les distingue, à première vue, des Black Blocs, c’est la couleur. Du rose, du violet, des paillettes. L’identité du Pink Bloc. De plus près pourtant, les mots d’ordre aussi divergent et l’anticapitalisme se double d’une parure anti-patriarcale, pro-féministe et LGBTQ+ (selon un des sigles actuels pour désigner les personnes qui ne sont pas hétérosexuelles). A côté des pancartes “On détruira votre société” sont brandies des banderoles arborant fièrement “ni mari, ni Macron, ni patrie, ni patron”.
Communément considéré comme la version queer du Black Bloc, le Pink Bloc n’a pas de définition unique. Chacun en donne sa vision, comme Emilien* :
“Pour moi, l’idée du Pink Bloc est de rendre visible les revendications LGBTQ+ et féministes au sein des luttes sociales, et de contrecarrer le pinkwashing du gouvernement”.
Le pinkwashing, comme le greenwashing, étant vu comme une technique de communication politique qui se montre bienveillante et tolérante vis à vis des personnes LGBTQ+ dans un seul souci d’image.

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